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Conseil municipal du 15 juillet 2019 : il faudrait se réveiller !


Je ne sais pas si c’est la vigueur du soleil qui en est la cause mais j’ai eu l’impression que l’équipe en place avait un « coup de chaud » !


La D.S.P. du casino

Le casino de Dinard appartient à la ville qui le met « en gérance » auprès de sociétés qui ont été choisies en fonction d’un cahier des charges et pour une durée limitée. Cette délégation de service public (D.S.P.) vient à échéance et il faut relancer un appel d’offres pour trouver un nouveau délégataire.

La commune a établi un nouveau « cahier des charges » pour le moins compliqué et exigeant en matière d’investissements à effectuer : déplacement du restaurant au rez-de-chaussée et agrandissement de l'espace jeux, réfection de la salle de spectacle, accessibilité, isolation phonique ...


La difficulté va être double :

  • Risquer de ne pas trouver de candidat au regard du coût des travaux à réaliser vu leur importance ;

  • À défaut, prendre un délégataire qui ne répondrait qu’imparfaitement au cahier des charges et se faire ensuite attaquer au tribunal administratif, car la D.S.P. qui sera signée ne sera pas conforme à la demande du conseil municipal qui vient d’être votée.

Le maire avait déjà été très exigeant pour le cahier des charges dans le cadre de la création d’un salon de thé dans la maison du « gardien » du parc de Port-Breton et il n’avait pas trouvé de candidat.

Les plus anciens se rappellent les déboires déjà vécus avec le casino municipal. Est-ce le début d’un nouveau feuilleton ? L’avenir nous le dira. Les oppositions veulent aller discuter avec le maire de leurs attentes au sujet du casino, mais pour quelle utilité puisque le marché public est déjà en consultation*.


La piscine du Prieuré

Les deux piscines extérieures, celle de la plage de l’Écluse et celle du Prieuré, ont besoin de travaux importants de structure. Celle sur la plage principale devrait être remise en état bientôt. Pour la deuxième, les travaux sont plus importants et plus onéreux. C’est la prochaine municipalité qui devra gérer les travaux.

Faudra-t-il reconstruire le plongeoir pour faire plaisir à l’architecte des bâtiments de France ?

Les échanges lors de la séance du conseil municipal n’ont laissé entrevoir qu’une solution. Celle de la majorité actuelle, boucher les trous. Toute autre solution serait impossible.

Ce n’est pas exact. Même en zone de protection du patrimoine il existe une autre solution déjà mise en œuvre pour des bâtiments inventoriés au patrimoine de la commune.


Un précédent audit de 2014[1] montre bien les rafistolages nombreux déjà effectués et pas forcément dans les règles de l’art.

L’article de OF du 18 juillet nous parle d’un montant de 1,1 M€ pour cette remise en état et un total d’à peu près 8 M€ pour les trois piscines ! Est-ce bien raisonnable, quand on sait qu’il faut finir le boulevard Féart (2 M€), refaire le rez-de-chaussée de Port-Breton (1 M€ sans connaître la suite !), prévoir le financement du futur parking du projet de la gare (4,5 M€), financer le déménagement des serres municipales et des ateliers de la commune prévu dans le projet de JCM de … 2017, rénover la digue de l’Écluse dont tout le monde se plaint … et tout ça en refaisant les chaussées dans le cadre des travaux de remise à niveau des réseaux d’assainissement prévus sur 8 ans ? Imaginez le coût quand on sait que la municipalité vient de mettre 2 M€ pour la moitié du boulevard Féart.


Bien sûr l’équipe en place évite de nous présenter un plan pluriannuel d’investissements, ce qui permet de maintenir une certaine opacité sur tous ces projets … et d’autres, et évite de réfléchir à un vision globale comme le montre bien le plan vélo !


Le plan vélo

On se rappellera qu’il y avait une première version dans le projet du plan local d’urbanisme (PLU) qui n’avait pas convaincu, ni les vélocipédistes, ni la commission d’enquête publique, ni moi d’ailleurs.

J’écrivais déjà il y a un an dans le cadre de l’enquête publique : « Il y a donc des choix à faire qui n’ont pas été réalisés et qui se résument aux fameuses « zones de rencontres », caractéristiques d’un manque de volonté. On n’est plus dans l’idée de la page 98 du rapport de présentation : « il s’agit notamment de repenser le partage de la voirie … »

C’est une évidence sur le projet en cours de la rénovation de l’axe d’entrée de Dinard, le boulevard Féart que vous empruntez pour venir aux permanences et sur lequel en plus de tout ce qui existe actuellement (double sens, stationnements, trottoirs, ce qui est déjà compliqué) il est prévu d’ajouter des pistes cyclables ! On remarquera aussi que sur le schéma des « voies apaisées » (PADD page 36), aucune ne mène au centre-ville. »

Plan vélo 2018 ; on remarquera que les rues St-Alexandre et des Vergers n'étaient pas prévues mais sont déjà réalisées !

Après un an d’étude, nous dit-on, la nouvelle mouture nous a été présentée. Je dois dire que je ne suis toujours pas convaincu. Un an pour nous dire qu’au final toutes les rues de Dinard vont être limitées à 20 (zones de rencontre) ou 30 km/h, je n’appelle pas ça une étude ni un travail vraiment sérieux. À défaut d’avoir fait des choix en matière de circulation routière, de stationnements, de séparation des flux (voitures, vélos, piétons), on instaure un 30 km/h max qui fait que les vélos sont prioritaires systématiquement, y compris lorsqu’ils roulent à contresens, à charge des piétons de les éviter, s’ils surveillent les voitures. On se donne d’ailleurs même l’impression de faire un geste pour l’environnement !

Au moment où on réfléchit pour supprimer les barrières de péage sur les autoroutes, pour fluidifier la circulation, à Dinard, où l’on souhaite accueillir de plus en plus de touristes (et qu’il n’y a pas d’autre alternative à la voiture pour venir), on réduit la vitesse des flux de circulation, conduisant forcément à des files de voitures qui rouleront au pas et qui pollueront un peu plus l’air, d'autant plus que la ville est un "cul de sac".


Ce n’est pas que d’un plan vélo dont a besoin Dinard, mais d’un plan des circulations prenant en compte les usages différents liés aux piétons, aux vélos et aux voitures. C’est d’ailleurs ce que prescrivait une des conclusions partielles[2] de l’enquête publique (p 63) concernant le PLU : « La commission d’enquête complète sa recommandation précédente, en mentionnant la finalisation nécessaire d’un plan vélo au sein de l’étude du plan de circulation à l’échelle de la ville. » Comme quoi ma vision n’a rien d’anachronique.

Mais ce n’était qu’une recommandation, entérinée lors du vote définitif du PLU à la fin de l’année dernière et déjà évanouie !


Prochaine séance du conseil municipal : le 22 septembre prochain.


@PG35800

* : https://centraledesmarches.com/marches-publics/Dinard-cedex-Commune-de-Dinard-Concession-portant-sur-l-exploitation-du-casino-de-la-Commune-de-Dinard/4733919

[1] https://fr.calameo.com/read/004682150deed39c9cecc

[2] https://www.ville-dinard.fr/medias/2018/10/Conclusions-Commission-dEnquete.pdf